Le Doggy bag ou le sac de la discorde

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Nous vivons une époque formidable quand même ! Je m’explique. Alors que certains se battent pour leur survie, en France l’un des débats qui agite la classe politique et les médias ces jours derniers, est la survie de notre repas grâce au Doggy bag. Mais pourquoi pas me direz-vous et vous avez bien raison (quoique !!!). Le tout est de savoir pourquoi la question est mise sur la table, si je puis dire sans mauvais jeu de mots et qui est concerné…

Ce sera l’une des batailles très sérieuse de cette fin de mois de mai au Palais-Bourbon : faut-il obliger les restaurateurs français à proposer à leurs clients d’emporter leurs restes à domicile ? «Oui », répond la députée LREM de Haute-Marne Bérangère Abba, qui a déposé un amendement en ce sens. « Non », rétorquent une partie de ses collègues, sensibles aux réticences de la profession. La question est donc très sérieuse.

« Il s’agit de lutter contre le gaspillage alimentaire » affirme la jeune parlementaire. Cela reviendrait donc à permettre aux Français d’emportes les surplus non consommés lors des sorties restaurants. D’où la volonté de généraliser pour certains le fameux « doggy bag » à la française, qui dépend actuellement sur le seul volontariat.

Mais le doggy bag, littéralement « sac à chien », cher aux anglophones divise dans l’hexagone ! Et pour cause, pour un grand nombre de la population, cette pratique ne fait pas partie de la culture française tout simplement ! Et du coté des restaurateurs, si certains ne sont pas certains que cela permette de limiter le gaspillage, est évoqué également la question de l’hygiène. Pour eux si un amendement est adopté à l’Assemblée, il devra préciser de façon claire qui est responsable en cas d’intoxication alimentaire par exemple.

La bataille s’annonce rude : volonté politique et législateur d’un côté versus culture de l’autre et entre deux, des restaurateurs qui ont tout bonnement fait le choix de réduire les portions dans les assiettes proposées aux clients…il fallait juste y penser ! Mais bon, pour tous ceux qui ont un appétit d’oiseaux et qui ne rechignent pas à savourer de bons petits plats au restaurant, rendez-vous est pris dans les prochaines semaines. En cas d’adoption de la mesure, le restaurateur vous remettra systématiquement les restes de votre assiette dans un joli sac, une barquette… et libre à vous de la consommer seul (e) ou à la partager avec votre chien…