Comment développer une attitude de douceur ?

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Qu’est-ce que la douceur ? Contrairement à ce que l’on peut penser, il est certain qu’il ne s’agit pas d’une petite voix mielleuse mais plutôt une manière de dire et de faire les choses. Pour aller plus loin, je dirais que la douceur n’est pas une apparence mais LA parure intérieure cachée du cœur. Elle n’est pas du tout naturelle, hé oui ça se travaille. La question que nous devons toutes nous poser est : « Comment développer cette attitude de douceur ? » C’est ce que nous allons découvrir.

Quand la culture devient un obstacle par

… Le ton de notre voix
La douceur n’appartient pas à une catégorie de femmes qui ont grandi dans tel ou tel environnement, car on s’aperçoit que dans certains pays, ce qui s’apparente à de la « douceur » ne l’est pas dans d’autres. Il y a des pays où l’on se crie dessus pour communiquer et cela a l’air tout à fait normal. Parfois, la manière de dire les choses « au niveau du ton, des paroles ou de la gestuelle » est empreinte de notre culture et de notre éducation. Remarquez par exemple, dès que vous allez plus vers le Sud, ça « s’excite ». C’est le soleil, ça doit être ça…Puis un jour, on se rend compte que notre manière de nous exprimer n’est pas forcement la mieux perçue.

… Les paroles
Il y a aussi des familles où l’on a développé les habitudes de mal se parler. Leur logique est « … bien, je suis chez moi, et on a l’habitude se parler de cette façon et je ne vois pas où est le problème. Je parle comme ça à ma mère ou à mon père ! ». Les membres de la famille se crient dessus, se disputent voire s’insultent. Le gros hic, quand vous sortez du cadre  familial, est  le choc causé et les sérieux désagréments pour vous-mêmes (vous vous sentez incomprise) et l’autre en face de vous (elle se sent agressée).
C’est pourquoi, il est important de confronter la culture que l’on a apprise  avec la Parole de Dieu. Ainsi, progressivement en se laissant modeler, on s’aperçoit que ce n’est pas spécialement le timbre ou le volume de la voix qui definit notre niveau de douceur. Néanmoins, des particularités propres à chaque personne demeureront ou pas. Quand l’être intérieur changera, systématiquement cela se reflétera à l’extérieur.
Ne vous méprenez pas, je ne dis pas qu’une personne originaire du Sud doit sussurer avec une voix toute douce. Nous avons vu que la douceur, c’est s’exprimer de façon à être bien reçu et manifester l’Amour. Il faut qu’au travers de nos paroles, l’amour se ressente. C’est plus important que la hauteur du ton. Aussi la teneur des mots à son importance.

La douceur n’a rien à revendiquer

IJésus Lui-même a  manifesté la douceur quand Il est venu et nous a montré comment être doux à travers tous ce qu’Il a pu vivre.

Cette douceur est réellement un état d’esprit. Si vous me le permettez,  je vais citer quelques versets bibliques qui parlent de douceur : « Heureux les débonnaires car ils hériteront la terre ».
Petit cours de français : le mot « débonnaire » est traduit par humble, bienveillant, bon et doux. C’est tout un ensemble de traits qui définissent réellement ce qu’est la douceur intérieure.
Pour aller plus en profondeur, c’est un manquement de revendication donc un contentement, et aussi une reconnaissance de ce que Dieu nous donne, non pas comme un dû, mais comme un cadeau. Je pense que si l’on apprend à considérer chaque chose comme un cadeau, nulle ne va avoir cette attitude agressive de revendiquer, d’essayer de se comparer ou encore penser être meilleure que d’autres.
À noter : les doux et les débonnaires étaient ceux qui se remettaient non à leurs propres forces, mais entièrement à Dieu, pour les défendre contre l’injustice ….
Finalement, le débonnaire ne s’occupe pas de soi, en laissant agir L’Esprit de Dieu, et non sa volonté humaine. C’est fort, n’est-ce pas !
Comme nous le disions plus haut, ce tout petit mot englobe de grandes valeurs.…Woouuuh !

En revanche, si l’on désire manifester, cette douceur qui ne revendique rien, je crois qu’il est important au départ de savoir « qui on est ». À ce sujet, Jésus disait à ses disciples vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car Je le suis. Il savait qui Il était. En effet dans ce contexte-là, Il s’est mis aux pieds de ces disciples pour leur laver les pieds. Et ça ne l’a absolument pas menacé dans son identité de se mettre en dessous. Je me répète, mais encore une fois, parce qu’Il savait qui Il était.
Pour nous, démontrer une réelle douceur qui n’est pas une façade, il est crucial de savoir :

Qui on est en Jésus.
Le prix qu’Il a payé pour nous racheter.
La valeur qu’on a à ses Yeux.
Et lorsque l’on connaît notre valeur aux Yeux de Dieu, il est tout sauf difficile de se mettre en dessous des autres pour les élever. On ne se sent pas diminuée et surtout cela nous sort du cliché de se sentir inferieure bref ça ne nous rabaisse pas. On s’abaisse d’une certaine manière, tout en sachant, que c’est Dieu qui nous élève.
Lorsque l’on sait « qu’on a tout reçu », alors on a rien à réclamer, on n’a plus à se comparer. On a juste à se réjouir de ce que Dieu nous donne un cadeau. C’est tellement paisible et chouette !
On est tellement heureuse, au lieu de vouloir ce qu’on n’a pas, on se réjouit de ce que l’on a et cela produit en nous cet esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. C’est extraordinaire.

Si vous dites ma personnalité, ne me permet pas d’être douce, je vous annonce qu’en Jésus tout peut être changé, c’est à nous de manifester le désir d’être transformée.
Regardons ensemble, cette parole « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres » : la base de l’humilité est réellement de considérer les intérêts des autres. C’est un acte volontaire de se mettre en dessous et cela change toute la donne. C’est tellement important pour notre propre bien !

C’est pourquoi, si l’on nous demande de faire 1 km, apprenons à faire 2km. Passons outre, et ne nous contentons pas de ce que l’on nous demande, mais choisissons en d’en faire plus, la balle est dans notre camp. Ainsi, on ne se considère plus comme victime, mais comme acteur par notre comportement, nous allons contribuer à élever les autres.
C’est sûr qu’à présent, on comprend que la douceur et l’humilité ne forment qu’un. La douceur prend une autre dimension, désormais ce n’est plus un petit sujet banal ou éventuellement une petite qualité. Maintenant, pour nous, c’est un pilier ou encore une fondation dans notre vie.

Vous me direz, mais une minute…C’est tellement différent de tout ce qu’on entend. Aujourd’hui, tout le monde revendique et réclame ces droits. C’est même péjoratif dans certains milieux d’être doux.
Nous savons très bien que l’écart entre ce que Dieu attend de nous et la société se creuse de plus en plus.
Et c’est vrai que la douceur est le fait de pouvoir s’humilier et d’en faire plus qu’on nous demande avec bon cœur. Ce qui est complètement contraire à ce qu’on nous demande dans le milieu du travail ou dans nos familles. Aussi, c’est même opposé à notre nature humaine, et cela demande une démarche volontaire : il faut vraiment le désirer et le chercher. Ça demande une œuvre spirituelle.
Et même si on a l’impression d’être douce, et que l’on ne se sent pas concernée, on peut toujours faire mieux. Peut-être même qu’on se fait de fausses idées sur ce qu’on est et que nos réactions ne sont pas aussi douces pour certains autour de nous. Je pense que c’est une bonne démarche à faire et dire au Seigneur : « Façonne-moi, arrondis mes angles… » C’est la clé.

Et quand on passe dans les Mains du Potier, Il nous arrondit au point de devenir lisse. Il nous façonne et enlève certaines choses qu’on retient. Lorsque l’on est douce, tout coule facilement, ce qui implique que nous n’allons pas retenir des tracas comme l’offense.

Rappelez-vous, on ne revendique pas nos droits, on ne va pas se faire justice soi-même et l’on va marcher dans l’humilité. En clair, on demeure  dans le contentement et la reconnaissance.
Attention ne pas le faire d’une manière apparente, en se disant «. Là, je le fais, mais hein.. », à l’intérieur, il se passe autre chose.

Autre baromètre pour savoir si nous sommes douces, c’est voir notre niveau de susceptibilité. « Checker » comment l’on réagit nous-même face à une offense ou une parole déplacée. Et là, on se présente avec cette réaction devant le Seigneur et on dit : « Là, il y a encore du travail »..
Moins nous sommes susceptibles, plus nous sommes heureuses, plus l’offense va couler. Il faut être clair, la susceptibilité nous rend malheureuse. Hé oui, moins l’offense nous pénètre, moins elle nous fait de tort. Mais, c’est une démarche volontaire d’accepter d’être douce pour mieux ressembler à Jésus. C’est pour notre bonheur !

Je pense que vous l’avez saisi la douceur, est une notion beaucoup plus profonde que l’idée qu’on peut s’en faire. C’est une vie de renoncement à ses propres droits, des choses qu’on pense légitimes à notre propre justice… Tout ça contenu dans ce petit mot : douceur.

Elle va bien au-delà, c’est l’attitude du cœur qui va faire qu’on va poser certains actes d’une façon ou d’une autre Et cela nous remet en question, parce que l’on réalise qu’on est vraiment loin, loin, loin et qu’il reste encore un bon bout de chemin à faire.

Pour synthétiser, cette parure intérieure cachée du cœur, d’esprit doux et paisible, voilà tout ce que cela renferme. C’est une puissance et une force que d’être une femme douce, loin d’être une faiblesse, ce n’est pas se laisser marcher sur les pieds. C’est s’abaisser volontairement pour servir Dieu et les autres. C’est parce que Jésus l’a fait que nous pouvons le faire aujourd’hui.
Nous sommes assurées de notre identité en tant que filles de Dieu, nous avons tout pleinement reçu, nous sommes assises dans les lieux célestes avec Jésus-Christ. C’est pourquoi aujourd’hui, toi et moi, nous pouvons volontairement marcher en toute sécurité dans cette douceur divine, qui est absolument surnaturelle parce que nous savons que Dieu nous aime, et c’est Lui qui nous défend face aux Hommes. Et quand j’ai l’air de m’écraser, en réalité je marche vraiment dans cette humilité qui glorifie Dieu.

Je nous invite vraiment à prendre cette décision de ne pas mettre tous nos efforts dans cette douceur apparente qui est juste hypocrite, mais vraiment nous concentrer dans cette parure intérieure cachée du cœur, en allant dans le lieu intime et de nous laisser façonner par le Potier qui va arrondir nos angles. Soyons donc des femmes… « arrondies » !

 

 

 

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